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Alain Mabanckou Bibliography De Mariama Ba

Pour les articles homonymes, voir Sow et Fall.

Aminata Sow Fall (2011)

Langue d’écritureFrançais
Genres

Romans, essais, théâtre, poésie

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Aminata Sow Fall, née le à Saint-Louis (Sénégal), est une femme de lettressénégalaise surtout romancière – l'une des pionnières de la littérature africainefrancophone[1].

Aminata Sow Fall porte un regard critique sur une société sénégalaise en pleine mutation dont elle dénonce l'hypocrisie et, comme d'autres femmes de sa génération, l'idéologie patriarcale[1]. Ainsi, dans son œuvre la plus connue, La Grève des bàttu ou les déchets humains, qui lui a valu le Grand prix littéraire d'Afrique noire en 1980, elle imagine – en s'appuyant sur des faits réels – une grève de mendiants chassés de la capitale par des autorités soucieuses de promouvoir le tourisme[2]. Les romans d'Aminata Sow Fall sont devenus des classiques, aujourd'hui inscrits dans les programmes d'enseignement[1]. Dans son discours inaugural au Collège de France, l'écrivain Alain Mabanckou la « considère comme la plus grande romancière africaine »[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Après quelques années de scolarité au lycée Faidherbe – aujourd'hui lycée Cheikh Omar Foutiyou Tall – de Saint-Louis, Aminata Sow Fall accompagne sa sœur mariée à Dakar et poursuit ses études secondaires au lycée Van Vollenhoven – aujourd'hui lycée Lamine Guèye –, où elle obtient son baccalauréat[1].

Elle part en France pour entreprendre des études d'interprétariat ainsi qu'une licence de Lettres modernes et fait la connaissance de son futur mari, Samba Sow, à Paris[1].

Après son mariage, elle rentre au Sénégal pour d’abord se dédier à l’enseignement dans plusieurs établissements, à Rufisque et à Dakar. De 1974 à 1979 elle est membre de la Commission nationale de réforme de l’enseignement du français et participe à l'élaboration de manuels scolaires[1].

La reconnaissance internationale dont bénéficie La Grève des bàttu en 1979-1980 marque un tournant dans son parcours. De 1979 à 1988, directrice des Lettres et de la propriété intellectuelle au ministère de la Culture et du Centre d’études et de civilisations, elle contribue à la fondation de la maison d’édition Khoudia, du Centre africain d’animation et d’échanges culturels, du Bureau africain pour la défense des libertés de l’écrivain à Dakar et du Centre international d’études, de recherches et de réactivation sur la littérature, les arts et la culture à Saint-Louis[1].

Toujours absorbée par l'écriture, la romancière partage désormais son temps entre Dakar, Saint-Louis et d'autres destinations à l'étranger, car elle est souvent sollicitée pour des conférences en relation avec son œuvre ou des thèmes plus larges tels que l'éducation, la culture ou la paix[1]. Elle observe avec acuité le monde qui l'entoure : « L'artiste n'est pas dans une tour d'ivoire. Son rêve ne l'empêche pas de sentir le bouillonnement de la cité »[4], mais elle se défend toutefois de tout engagement politique partisan[5].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Aminata Sow Fall est mère de sept enfants[1], dont le rappeur Abass Abass[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Revenant, roman, 1976[7]
  • La Grève des bàttu, 1979 : présélectionné par le jury du prix Goncourt en 1979 ; Grand prix littéraire d'Afrique noire en 1980 ; porté à l’écran par Cheick Oumar Sissoko en 2000[8],[1].
  • L’Appel des arènes, roman, 1997: présélectionné par le jury du prix Goncourt en 1982 ; Prix international pour les lettres africaines ; porté à l’écran par Cheikh N'Diaye en 2006[9]
  • Ex-Père de la Nation, roman, 1987[10]
  • Le Jujubier du patriarche, roman, 1993[11]
  • Douceurs du bercail, roman, 1998[12]
  • Un grain de vie et d’espérance, réflexion sur l'art de manger et la nourriture au Sénégal suivie de recettes proposées par Margo Harley, 2002[13]
  • Sur le flanc gauche du Belem, in L'Odyssée atlantique (collectif), nouvelle, 2002
  • Festins de la détresse, roman, L'Or des fous, éditeur avec l'Alliance des éditeurs indépendants 2005[14]
  • L'Empire du mensonge, roman, 2017

Aminata Sow Fall est également l'auteur de pièces de théâtre et de poèmes, encore inédits[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Faustine Boateng, At the Crossroads: Adolescence in the Novels of Mariama Bâ, Aminata Sow Fall, Ken Bugul and Khadi Fall, Howard University, septembre 1995
  • Madeleine Borgomano, Lectures de "L'Appel des arènes" d'Aminata Sow Fall, Nouvelles éditions africaines, 1984
  • Mwamba Cabakulu, Comprendre et faire comprendre "La grève des bàttu" d'Aminata Sow Fall, Paris, L'Harmattan, 2002
  • Marie-Françoise Chitour, « Aminata Sow Fall  », dans Christiane Chaulet Achour, avec la collaboration de Corinne Blanchaud, (dir.), Dictionnaire des écrivains francophones classiques : Afrique subsaharienne, Caraïbe, Maghreb, Machrek, Océan Indien, Éd. H. Champion, Paris, 2010, p. 426-430(ISBN 978-2-7453-2126-8)
  • Lydia A. Forster, Le discours féminin sur la femme à travers les œuvres de deux romancières sénégalaises : "Une si longue lettre" (1979) de Marianne Bâ, "La Grève des bàttu" (1979) et "L'Appel des arènes" (1981) d'Aminata Sow Fall, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, 2000
  • Médoune Guèye, Aminata Sow Fall : oralité et société dans l'œuvre romanesque, Paris, L'Harmattan, 2005, 197 p. (ISBN 2747585573)
  • Houda Jaafar, Les superstitions magico religieuses : "La grève des bàttu", d'Aminata Saw (sic) Fall, "Xala", d'Ousmane Sembène, "Le monde s'effondre", de Chinua Achebe, 2004
  • C. Mazauric, « Fictions de soi dans la maison de l'autre (Aminata Sow Fall, Ken Bugul, Fatou Diome) », Dalhousie French Studies, 2006, vol. 74-75, p. 237-252
  • Isatou Ndow, La technique romanesque dans les œuvres d'Aminata Sow Fall, Faculté des Lettres et Sciences Humaines, 2000
  • (en) Susan Stringer, « Cultural Conflict in the Novels of Two African Writers, Mariama Ba and Aminata Sow Fall », A Scholarly Journal on Black Women, 1988, supplément p. 36-41
  • (en) Dorothy Davis Wills, « Economic Violence in Postcolonial Senegal: Noisy Silence in Novels by Mariama Ba and Aminata Sow Fall », dans Violence, Silence and Anger: Women's Writing as Transgression, Charlottesville, University Press of Virginia, 1995, p. 158-71

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • L'appel des arènes (long métrage), 2005 (écrit par Aminata Sow Fall)
  • Visage : Aminata Sow Fall (court-métrage)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et kMwamba Cabakulu et Boubakar Camara, « L'auteur et son œuvre », in Comprendre et faire comprendre 'La grève des bàttu' d'Aminata Sow Fall, L'Harmattan, Paris, 2002, p. 11-20 (ISBN 9782747525107)
  2. ↑Pierrette Herzberger-Fofana, Littérature féminine francophone d'Afrique noire, L'Harmattan, Paris, 2000, p. 173 (ISBN 9782738499059)
  3. ↑Alain Mabanckou, Lettres noires : des ténèbres à la lumière, Paris, Collège de France / Fayard, collection Leçons inaugurales du Collège de France, 2016, p. 69.
  4. ↑« Aminata Sow Fall lance un appel pour la paix »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), sur Sudonline.sn,
  5. ↑« Que les acteurs politiques sachent que le pays ne leur appartient pas »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), sur Popxibaar.com,
  6. ↑« Abass Abass : Rap consciencieux », Dakar Info, 2 février 2010
  7. ↑Fernando Lambert, « Aminata Sow Fall, romancière sénégalaise : l’écriture et sa fonction de critique sociale », Québec français, no 65, 1987, p. 21
  8. a, b, c et dMédoune Guèye, Aminata Sow Fall, oralité et société dans l'œuvre romanesque, L'Harmattan, Paris, 2005, p. 12 (ISBN 9782747585576)
  9. ↑Madeleine Borgomano, Lectures de 'L'Appel des arènes' d'Aminata Sow Fall, Nouvelles Editions africaines, Abidjan, 1984, 80 p. (ISBN 2-7236-0700-3)
  10. ↑(en) Gloria Nne Onyeoriri, « Epistemic and Deontic Modalities in Aminata Sow Fall's L'Ex-Pere de la Nation », in Contributions in Black Studies, vol. 9, article 11, 1992
  11. ↑Le Jujubier du patriarche, Africultures
  12. ↑« Les Sénégalaises au regard critique », Africultures
  13. ↑Lire les femmes écrivains et les littératures africaines, Aflits.arts.uwa.edu.au
  14. ↑Entretien d'Edwige H. avec Aminata Sow Fall, Africultures
  15. ↑Édition 2011 des Grands Prix des Arts et des Lettres, Sud Online, 1er février 2012 [1]
  16. ↑« Aminata Sow Fall récompensée par l'Académie française », sur Buzz-africa.com,

Une si longue lettre, de Mariama Bâ, Éditions le serpent à plumes, 2001, 164 pages

Née en 1929, la Sénégalaise Mariama Bâ est diplômée de l’École normale en 1947où elle y  enseigne douze années durant avant d'être affectée à l'inspection régionale.

Mère de neuf enfants, divorcée puis remariée, elle s'engage dans les associations féministes pour lutter contre les castes et la polygamie; elle réclame une éducation pour tous et des droits réels pour les femmes.

Elle décède de maladie en 1981 à la veille de la publication de son second roman: le chant écarlate.

 « Amie, amie ,amie! Je t'appelle trois fois. Hier, tu as divorcé. Aujourd'hui je suis veuve ».

(…) « Être femme ! Vivre en femme ! Ah, Aïssatou ! Cette nuit, je suis agitée, ne t' en déplaise. La saveur de la vie c'est l'amour. Le sel de la vie, c'est l'amour encore ».

 « Une si longue lettre » ! Ce titre explique ce qu'est en réalité le récit de la vie de Ramatoulaye conté sous une forme épistolaire par l'auteur (Mariama Bâ) ;  c'est vraiment une très longue lettre.

Pénétrée par l'amertume et guettée par la mélancolie, Ramatoulaye écrit à sa meilleure amie Aïssatou. Elle lui relate tout ce qu'elle vit pendant ses quarante jours de réclusion traditionnelle de veuvage.

Au travers de son récit, que rebondissement du passé en flash-back pour évoquer l'heureuse vie qu'elle vivait aux côtés de son cher époux Modou Fall.  « Modou Fall, à l'instant où tu t'inclinas devant moi pour m'inviter à danser, je sus que tu étais celui que j'attendais. Grand et athlétiquementbâti. Certes. Teint ambré dû à ta lointaine appartenance mauresque, certes aussi. Virilité et finesse des traits harmonieusement conjugués, certes encore. Mais surtout, tu savais être tendre. Tu savais deviner toute pensée, tout désir... » (Page 33)

La mémoire de Ramatoulaye ressasse également le bon vieux temps qu'elles passèrent ensemble avec Aïssatou en tant que jeunes institutrices et mères de famille, qui, de temps en temps allaient se détendre à la plage de Ngor:  « Sous les yeux émerveillés de bambins, les poissons vivants sautillaient, tandis que s’incurvaient les longs serpents de mer. Rien n'est plus beau qu'un poisson à la sortie de l'eau, avec son œil clair et frais, ses écailles dorées ou argentées et ses beaux reflets bleutés! ». (Page48)

«Comme nous aimions ce sacerdoce, humbles institutrices d'humbles écoles de quartiers. Comme nous servions avec foi notre métier et comme nous nous dépensions pour l'honorer. Nous avions appris-comme tout apprenti-à bien le pratiquer dans cette école annexe, située à quelques mètres de la nôtre, où des institutrices chevronnées enseignaient aux novices que nous étions à concrétiser, dans les leçons données, nos connaissances de psychologie et de pédagogie...

Nous stimulions le déferlement de vagues enfantines qui emportaient dans leur repli un peu de notre être. » (page 51)

Avec douleur, la narratrice évoque alors son drame qui survint trois ans après celui de Aïssatou. (Pages70-75).

Promu au rang de conseiller technique au ministère de la fonction publique, Modou Fall décide de prendre une seconde épouse, Binetou, une enfant de l'âge de leur fille Daba. Binetou et Daba, futures bachelières répétaient leurs leçons au domicile parental Fall. 

"Je voyais, parfois, Modou s'intéresser au tandem; Je ne m'inquiétais nullement, non plus, lorsque je l'entendais se proposer pour ramener Binetou en voiture,'à cause de l'heure tardive", disait-il'."

"Binetou cependant se métamorphosait. Elle portait maintenant des robes de prêt-à-porter très coûteuses. Elle expliquait à ma fille en riant:"je tire leur prix de la poche d'un vieux".

L'union de cette "personnalité de Dakar" avec une jeune fille issue d'une famille des "ndols" (pauvres) (page 76) vient ainsi ruiner les vingt-cinq années de vie que Ramatoulaye avait consacrées à son mari et qui lui valut douze maternités. (Page 78). Après la mort de Modou, elle se retrouve dans l'embarras de choix de nouveaux compagnons de vie : Tamsir, le frère aîné de Modou et Daouda Dieng, son ancien prétendant, un nanti que sa maman préférait jadis comme époux pour elle en lieu et place de Modou Fall. (Page 108 à 128).

Toujours dans son émoi, elle établit une comparaison entre son pénible destin et celui d'Aïssatou.

Aïssatou, "enfant de forges"  mariée à Mawdo Bâ, médecin, fils de princesse et qui du reste était le meilleur ami de Modou Fall : "Mawdo te hissa à sa hauteur, lui, fils de princesse, toi, enfant desforges" (page 44).

Pour que sa mère "ne meure pas", pour "accomplir un devoir" Mawdo Bâ épouse la petite Nabou, sa parente, afin de "retourner le sang à la source".  Aïssatou divorce pour laisser la place à sa jeune rivale.(Pages 55 à 68).

Narration arborant le drapeau de la poésie dans un monde coloré, Une si longue lettre est un tableau vivant qui dessine entre les lignes:  l'impact de la polygamie dans la cellule familiale, le multiple rôle de la femme au foyer, l'insertion et la place de la femme sénégalaise en particulier et africaine en général en politique, les us et coutumes trad-ancestrales, la dépravation des mœurs (les jeunes filles n'hésitent pas à se marier avec des hommes plus âgés qu'elles pour pouvoir s’assumer matériellement), l'absence de droits des femmes dans la société africaine.

Cependant, ma perplexité demeure constante devant un fait : l'auteur fait usage de la forme d'une lettre pour donner un visage humain à son œuvre, ainsi je me pose la question de savoir si "Une si longue lettre" de Mariama Bâ n'était pas une autobiographie masquée ! A mon humble avis je crois que oui ; c'est une symbiose événementielle de la vie de Ramatoulaye  et de celle de Aïssatou. Le "je" employé ne  s'identifie pas uniquement à Ramatoulaye mais plutôt à l'auteur elle-même.

Par pure discrétion, Mariama Bâ a voulu camoufler le récit de sa vie en faisant intervenir deux personnages majeurs dans son roman.

1°) Ramatoulaye: un personnage fictif dont l'auteur s'est servi pour brouiller les pistes, pour inverser les rôles et masquer son histoire. Les éléments évocateurs ne représentent que 20% de la biographie similaire à celle de l'auteur : mère d'un bon nombre d'enfants, institutrice et militante des droits des femmes ; dans la finale (page165) nous épinglons le souhait formulé par Ramatoulaye de vouloir se remarier:  « je t'avertis déjà, je ne renonce pas à refaire ma vie. Malgré tout-déceptions et humiliations-l'espérance m'habite. C'est de l'humus sale et nauséabond que jaillit la plante verte et je sens pointer en moi des bourgeons neufs... »

2°) Aïssatou: c'est le personnage qui incarne à 80% le rôle autobiographique de Mariama Bâ. Sur ce point, je tiens compte de certains aspects et autres faits de similitude entre le récit de la vie de Aïssatou raconté par l'auteur et la vie de l'auteur elle-même : femme prête à refaire sa vie (dixit Ramatoulaye, pages 163 et 164), mère d'un bon nombre d'enfants, également institutrice et militante des droits de femmes et surtout la sensibilité avec laquelle l'auteur a écrit son ouvrage. Voici, à titre d'illustration, le contenu de la lettre de séparation que Aïssatou adresse à son époux Mawdo Bâ (pages  64 et 65) :

Mawdo,

Les princes dominent leurs sentiments pour honorer leurs devoirs.

Les « autres » courbent leur nuque et acceptent en silence un sort qui les brime.

Voilà, schématiquement, le règlement intérieur de notre société avec ses clivages insensés. Je ne m' y soumettrai point. Au bonheur qui fut nôtre, je ne peux substituer celui que tu me proposes aujourd'hui. Tu veux dissocier l'Amour tout court et l'amour physique.

Je te rétorque que la communion charnelle ne peut être sans l' acceptation du cœur, si minime soit-elle.

Si tu peux procréer sans aimer, rien que pour assouvir l'orgueil d'une mère déclinante, je te trouve vil. Dès lors, tu dégringoles de l'échelon supérieur, de la respectabilité où je t'ai toujours hissé. Ton raisonnement qui scinde est inadmissible: d'un côté, moi  « ta vie, ton amour, ton choix », de l'autre, « la petite Nabou, à supporter par devoir »;

Mawdo, l'homme est un: grandeur et animalité confondues. Aucun geste de sa part n'est de pur idéal. Aucun geste de sa part n'est de pure bestialité.

Je me dépouille de ton amour, de ton nom. Vêtue du seul habit valable de la dignité, je poursuis ma route.

Adieu,

Aïssatou.

Cette lettre de divorce, si cela ne vous paraît toujours pas évident, est une expression puisée du profondeur du cœur d'une personne blessée dans son affectivité !

Tout compte fait, « Une si longue lettre » est une œuvre majeure de l'éveil du militantisme féministe surtout pour ce qu'elle dit de la condition des femmes africaines. Les dessins de femmes qu'illustre la couverture de l'ouvrage le prouvent suffisance.

Nana Espérance Isungu. 

 

 

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